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mardi 31 août 2010

GARE DE PERPIGNAN

"CENTRE DE L'UNIVERS" de la cosmogonie dalinienne

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samedi 12 juin 2010

L'EUROPE EN CRISE AIGUË

ANNIVERSAIRE

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lundi 10 mai 2010

L'APOCALYPSE DE DALI

LA SERIE DES CATASTROPHES

fut la dernère suite prémonitoire peinte par Salvador Dali dans des conditions laborieuses au château de Pubol . En 1983, deux années après la disparition de Gala, le talent du peintre vieillissant déclinait, mais l'esprit extralucide continuait à travailler. Parmi les oeuvres de la "Série des Catastrophes", le fameux "Enlèvement Topologique de l'Europe" est le plus connu. J'y ai consacré de larges commentaires dans mes communiqués du 2 juin 2009 (billet N° 32) et du 28 mars 2010 (billet N° 41).

Au moment, où l'actualité planétaire est dominée par des cataclysmes sans fin (le crash de l'avion du président polonais à Smolensk, le 10 avril 2010, l'éruption du volcan islandais, le 15 avril, la marée noire dans le Golfe du Mexique, le 20 avril, sans parler de la grave crise en Grèce et des violences répétées à (93) Tremblay-en-France, il n'est pas inutile de rappeler que Dali a réalisé entre 1958 et 1961 un "Livre de l'Apocalypse" avec le concours de 6 autres peintres de renom.

A l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Salvador Dali - né le 11 mai 1904 à Figueras (E) - je tiens à relater les circonstances quelque peu étranges dans lesquelles j'ai retrouvé en 2004 les traces de ce "livre-monument" oublié.

LE LIVRE DE L'APOCALYPSE

Il était une fois le «Livre de l’Apocalypse». Créé entre 1958 et 1961 sur initiative de l’éditeur parisien Joseph Forêt, le célèbre ouvrage fut le livre le plus cher du monde. Sept (7) prestigieux artistes ont prêté leur talent à la conception de cet ouvrage unique, qui se distinguait par ses dimensions extravagantes : 86 X 78 cm pour un poids de 210 kilos. Les peintres Bernard Buffet, Salvador Dali, Leonor Fini, Foujita, Georges Mathieu, Trémois et Ossip Zadkine avaient réalisé 21 illustrations originales. Dali avait conçu dans son atelier de Cadaqués une couverture de bronze géniale, incrustée de pierres précieuses. Sept écrivains célèbres, dont Jean Cocteau, Jean Giono et Jean Rostand ont écrit des commentaires spirituels relatifs à l’Apocalypse de Saint Jean pour compléter ce livre-monument, qui compte 150 parchemins manuscrits.

Présenté à Paris en mars 1961, béni par le pape Jean XXIII en 1963, le «Livre des livres» a fait le tour du monde dans les années soixante. 4 millions de visiteurs payants ont pu découvrir l’incomparable ouvrage avant que Joseph Forêt ne lègue à sa ville natale, Le Mont-Dore, l’essentiel des éléments surréalistes utilisés pour la conception du livre–monument. Ce modèle de base, numéro zéro du Livre sacré, est présenté dans la bulle en plexiglas de «L’Ovocipède» créé par Dali.

Les «Héritiers de Dali» relancent le Livre de l’Apocalypse

Suite à un «tuyau» du conservateur du Musée des Peintres de Murol (63), Mr Philippe Auserve, l’écrivain Roger Michel Erasmy - c'est à dire moi-même - a retrouvé les vestiges du «Livre de l’Apocalypse» en juin 2004 dans un lieu culturel désaffecté du Mont-Dore. L’exégète dalinien avait immédiatement écrit au Maire de la célèbre ville thermale du Puy-de-Dôme, Mr Jean-François Dubourg, pour lui proposer un projet de réhabilitation original destiné à sauver ce trésor de l’Art sacré. Un consensus culturel très constructif a pu être rapidement réalisé en Auvergne. Depuis 2005, le concept dalinien du «Livre de l’Apocalypse» connaît une véritable réhabilitation grâce à la mobilisation du mouvement rénovateur «Les Héritiers de Dali».

18 juin 2004. Le collectif des «Héritiers de Dali» a été fondé en 2004 sur initiative de Roger Michel Erasmy avec le concours de dix peintres européens connus, représentatifs de la mouvance fantastique et de l’Art de l’imaginaire. Dans le contexte mobilisateur du Centenaire Dali 2004, les «Héritiers» se sont réunis au Musée de la Résistance à Lyon pour présenter en «hommage à Dali» une exposition d’inspiration surréaliste. Le 18 juin 2004, ces peintres ont signé l’«Appel de Lyon» pour définir les objectifs de leur action de reconquête, qui va dans le sens d’une résistance active aux dérives du soi-disant «art contemporain». Ce manifeste précise l’ambitieuse quête créative mise sur les rails par le groupe dans le but de revaloriser le rêve, le mystère et la beauté.


Roger Erasmy avec l’Ovocipède de Dali et le fac-similé du "Livre" à Barcelone

Depuis six (6) ans, les éléments surréalistes du «Livre de l‘ Apocalypse» constituent l’emblème valorisant de l’identité créative des «Héritiers de Dali». Ce support représentatif est régulièrement présenté dans le cadre des expositions du mouvement : au Mont-Dore (2005 – 2010), en Bavière (2006) et à Barcelone (2009). Il constitue un prestigieux objet d’attraction de type «grand public», qui repose sur la notoriété planétaire de Salvador Dali.

Info «Héritiers de Dali / Livre de l’Apocalypse» : Roger Michel Erasmy erasmy@dali-code.com

jeudi 15 avril 2010

DEBANDADES ECOLOGIQUES et CRISE ECONOMIQUE

LES AVERTISSEMENTS DE DALI SE REALISENT

Après les utopies du Grenelle de l'Environnement et de la Mer et l'échec du sommet de Copenhague, les reculades successives, enregistrées actuellement en France, en Europe et sur le plan international à propos de la taxe carbone, des OGM et de la pêche au thon rouge font craindre une aggravation rapide des problèmes d'environnement, qui menacent la planète. Voici de nouvelles preuves de la redoutable crédibilité de la signalétique divinatoire laissée par le peintre-visionnaire extralucide Salvador Dali.

Voir le communiqué éloquent N° 42 du 6 avril 2010.

2° Nouvelles menaces sur l'Euro en Méditerranée


L'auteur Roger Erasmy avec Antonio Pitxot devant "l'Apothéose du Dollar" (Dali, 1965)
Toile maîtresse du Teatro-Museo Dali de Figueras, l'oeuvre est marquée du côté gauche par le profil grec de l'Hermès de Paraxitèle.

Je tiens à signaler également que le plan d'aide promis par l'Europe à la Grèce n'est pas très crédible. En plus, le déficit public de 9,4 % en 2009 fait planer le fantôme d'une nouvelle crise économique au Portugal, qui fait également partie de la zone euro ! Les mesures annoncées par le gouvernement portugais de José SOCRATES (cela ne s'invente pas !) ne rassurent pas Bruxelles. Elles ont le mérite, par contre, de ramener l'attention à la figure hellénique de HERMES, Dieu grec des marchands et des voleurs, que Salvador Dali a placé tel un gigantesque Messager dans son tableau prémonitoire "L'Apothéose du Dollar". A suivre ...

Voir le communiqué N° 41 du 28 mars 2010

lundi 22 mars 2010

LA SUITE DES REGIONALES : 2012


Après les Régionales : 2012, suite et fin (d’un monde)

Les élections régionales de mars 2010 se sont soldées par un sérieux échec de la droite. Le vote-sanction des Français constitue un message de défiance évident, exprimé à l’encontre de la politique mise en route par le gouvernement Fillon sous les ordres du président de la République Nicolas Sarkozy. Malgré le rythme effréné des réformes, les résultats se font attendre, tant sur plan du chômage que de l’amélioration du pouvoir d’achat, principaux sujets de préoccupation des Français.

La gauche solidaire est en tête dans 23 des 26 régions. Au vu des élections régionales, on est bien obligé de constater que le président Sarkozy est sérieusement désavoué. Avec les + 54 % des voix recueillies par la gauche, le PS est devenu le 1er parti de France. Le MoDem s’est effondré et le Front National ressurgit. A noter que le dissident socialiste Georges Frêche s’est imposé avec 54,12 % et que Ségolène Royal a été réélue triomphalement avec plus de 60 %. Dans cette consultation électorale, la gauche rassemblée a gagné en crédit, ouvrant des perspectives prometteuses pour l’étape suivante : les élections présidentielles de 2012. Les 49 % d’abstentions n’en prouvent pas moins que les électeurs, sceptiques, si ce n’est déprimés du fait de la crise, remettent en cause l’ensemble de la classe politique. L’impact secondaire de ces élections dégage une autre conclusion, toute politique : la bataille pour la présidentielle de 2012 est lancée !

2012, la fin d’un monde ?

Le film-catastrophe de Roland Emmerich « 2012 » a mis en évidence une théorie apocalyptique basée sur le calendrier maya. Selon une terrifiante prophétie transmise par les Mayas, les stades d’évolution de l’Histoire des hommes vont culminer en 2012 par l’aboutissement d’un cycle majeur marqué par l’accélération du temps et l’éveil de la conscience planétaire. L’année 2012 serait le bout du temps. Plus précisément, le cycle prendrait fin le 21 décembre 2012. La date est précise. Des événements complémentaires imprévisibles viendraient mettre un terme à une civilisation usée, détruite par l’évolution humaine et l’oubli du Créateur. Conséquence annoncée : un bond critique de l’évolution viendra clarifier les esprits et améliorer la vie sur Terre..

Dans l’esprit de la thèse prophétique, une analyse prospective amène des enseignements éloquents à caractère géopolitique. Car l’année 2012 sera marquée par trois (3) élections présidentielles importantes, en Russie, aux Etats-Unis et, bien sûr, en France. A l’heure qu’il est, il paraît difficile de présumer si Nicolas Sarkozy sera encore un candidat crédible en 2012 et si Barak Obama aura convaincu les électeurs américains. Seul, Vladimir Poutine paraît sûr de sa ré-élection pour un 3e mandat présidentiel à la tête de la Russie.

Ramené au destin de la France, il est intéressant de noter que la 1ère élection du Général de Gaulle à la présidence de la République eut lieu le 21 décembre 1958, initiant la fondation de la Ve République !

La marque de Salvador Dali

Sous l’angle de vue de l’itinéraire providentiel de Salvador Dali, deux éléments significatifs méritent quelque considération :


L'église paroissiale de Cadaqués :
Notre-Dame de la O, fête votive : 18 décembre

A) le calendrier religieux de Cadaquès, village mythique de la créativité dalinienne. La magnifique église-phare de Cadaqués est consacrée à Nostra Senyora de la O (la Vierge enceinte), qui est fêtée le 18 décembre. Dans la tradition chrétienne, la commémoration de N. D.de l’Espérance ouvre une semaine spirituelle, qui va du 18 décembre au 25 décembre (Noël). Cette période lumineuse est marquée par des événements significatifs (exemples : 19.12.1965 : 2e élection de Charles de Gaulle, 21.12.1879 : naissance de Staline ; 19.12.1906 : naissance de Leonid Brejnev ; 20.12.1905 :naissance d’Edith Piaf ; 23.12.1967 :naissance de Carla Bruni, etc).


"Le Mystique de la Gare de Perpignan" (Dali, 1965) 406 X 295 cm

B) la toile révélatrice «Mystique de la Gare de Perpignan», que Dali a présentée le 18.12.1965 à New York. On sait que l’œuvre contient les codes républicains 229 CL 66 ( 22 .9.1792 : fondation de la 1ère République ) et 97 (référence de Sainte Marianne, guillotinée le 9.7.1794). Le tableau monumental diffuse un message prémonitoire structuré autour de la figure mystique du Christ crucifié. La mise en scène érotique du couple rural de l’«Angélus de Millet» annonce un bouleversement socio-culturel fondamental, qui va révolutionner la société contemporaine. Ici, la vision illustrée par le surréaliste catalan rejoint la redoutable prophétie du calendrier des Mayas.
(voir aussi le billet N° 40 du 1er mars 2010)

22 mars 2010

LES VEDETTES DES ELECTIONS REGIONALES

Décoder les élus

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samedi 13 mars 2010

SALVADOR DALI, LE GRAND PROPHETE DU XXIe SIECLE

Salvador Dali est sans doute le peintre le plus énigmatique de l’histoire de l’Art. Sa personnalité extravagante, son immense parcours planétaire et son délirant surréalisme fantastique ont intrigué le monde de l’Art. Pendant des décennies, des scientifiques, des critiques et des psychologues se sont penchés sur les étranges créations du génial artiste catalan dans le but de comprendre le sens profond de sa peinture.

La Gare de Perpignan, «Centre de l’Univers» dalinien

Une rencontre fortuite avec les dirigeants de la société nationale des Chemins de Fer français (SNCF) à l’Ambassade de France à Luxembourg m‘avait mis en 1970 sur la piste du mystère de la Gare de Perpignan. Ce symbole ferroviaire représente un pivot essentiel dans la carrière de l’artiste ampurdanais. Retiré au château de Púbol, Dali a dicté en octobre 1983 à son ultime confident Antonio Pitxot un texte révélateur qui attestait que la Gare de Perpignan fut la principale découverte de sa méthode paranoïaque-critique. Cette stupéfiante affirmation est très significa-tive. On sait que la célèbre station ferroviaire du Roussillon était devenue dans les années soixante le «Centre de l’Univers» de la cosmogonie dalinienne. Il faut savoir également que toutes les œuvres picturales créées dans l’atelier solaire de Cadaqués-Port Lligat sont passées par la Gare de Perpignan. Pour le peintre, il s’agissait de traverser les Pyrénées pour échapper au contrôle sévère de l’administration franquiste et d’expédier les toiles à sa clientèle fortunée des Etats-Unis d’Amérique avec l’aide logistique des services français de la SNCF.

Salvador Dali devant la Gare de Perpignan

La fameuse gare de la Catalogne du Nord fut pour Salvador Dali la porte du nouveau monde et la clef de la réussite. La station ferroviaire s’affirmait également comme sa principale cathédrale d’inspiration. Depuis 1963, le peintre catalan terminait ses discours par un vibrant rappel oratoire : «Et n’oubliez pas que la Gare de Perpignan est le Centre de l’Univers» ! Cette persistance m’intriguait et réclamait des recherches approfondies. En 1984, je me suis fixé dans le Roussillon pour me consacrer à l’exploration systématique des structures de la célèbre gare. J’ai compris rapidement que la station est, plus qu’un simple édifice ferroviaire, un authentique monument ésotérique, où les visions obscures de Dali prennent une dimension historique inattendue.

"Le Mystique de la Gare de Perpignan" (Dali, 1965)

Le rail partant de la station en direction de l’Espagne, vers Narbonne-Toulouse-Paris et vers le haut-plateau de Cerdagne est révélateur de multiples indications historiques et de références géographiques concluantes. Il fallait lire et décrypter les signes. Le tableau monumental créé en 1965 par Dali sous le titre éloquent «Le Mystique de la Gare de Perpignan» apporte une dimen-sion complémentaire au message divinatoire inscrit dans les structures de cette plate-forme ferro-viaire. J’ai découvert le génie prophétique de Salvador Dali en 1984 à la Gare de Perpignan. La stupéfiante prescience du peintre extralucide a mis en évidence deux visions majeures : 1° le fatalisme de la République française, marquée par un futur «catastrophéiforme», 2° le renouveau des valeurs fondamentales de la civilisation occidentale, portées par l’avènement d’une nouvelle génération angélique de femmes émancipées.

Les richesses de la culture catalane

Après la parution de mon premier livre intitulé «Le Mystère de la Gare de Perpignan» (1985), je décidais d’aller vivre au sud des Pyrénées en vue de poursuivre mes recherches sur les racines profondes du génie de Dali. De 1986 à 1998, j’ai séjourné dans l’Ampurdan, d’abord à l’Escala et plus tard à Roses. Pendant 13 ans, j’ai mené des enquêtes de terrain auprès des témoins vivants de l’univers dalinien à Figueres, Cadaqués, Gérone et aussi à Barcelone. J’ai découvert avec émerveillement les incomparables richesses de la
culture catalane, qui ont fourni les bases de l’œuvre artistique de Dali.

Les traditions populaires ont servi de thème central aux œuvres de jeunesse. Les passionnantes légendes locales ont illustré plus tard de mystérieuses toiles symbolistes, conçues autour des mouches de Saint Narcis ou du trésor de Quermançó. En toile de fond des mises en scène surréalistes imaginées par l’artiste catalan, les paysages grandioses de la Baie de Roses et les configurations rocheuses du Cap de Creus donnent à sa peinture une forte identité régionale. Gérone, capitale historique de la province natale de Dali, constitue une ville de la révélation ésotérique. Sur la façade baroque de la cathédrale de Gérone figure depuis 1733 la tête sculptée de Dali. L’artiste le savait. C’est le signal d’une fabuleuse prédestination surnaturelle.


La tête du prophète Dali figure depuis 1733 sur la façade de la cathédrale de Gérone

Salvador Dali est un peintre transcendant au destin messianique. Plus exactement, il constitue le bras créatif de la divine Providence. Il est l’instrument privilégié de l’Esprit saint, qui s’exprime à travers ses images. Voilà bien le Nostradamus des temps modernes. L’artiste ne comprenait pas la signification profonde de ses tableaux, dont il affirmait qu’ils «cachent des trésors aveuglants d’authenticité». L’inspiration paranoïaque-critique est un étrange phénomène paranormal proche de la folie raisonnante. Elle se nourrit de songes, de pulsions subconscientes, de désir et de fan-tasmes érotiques. Le génie prophétique du visionnaire catalan s’appuie sur les grandes pensées de ses illustres ancêtres culturels «victimes du matérialisme». Il se réfère successivement aux roues combinatoires de Raymond Lull, à la théologie de Raymond de Sebonde, à l’architecture méditerranéenne de Gaudi et à l’hyparxiologie de Francesc Pujols. La «religion des Anges» du philosophe catalan a inspiré les visions de Dali relatives à la future ère de la Femme.

L’enlèvement d’Europe

Depuis 1989, j’ai expliqué le résultat de mes découvertes dans plusieurs livres parus dans la série «Codex Dalianus» (Dali décodé). Attention ! Les prémonitions du peintre-visionnaire catalan, c’est du concret. Ses oracles ne constituent pas des concepts théoriques aux projections philosophiques floues. Les augures illustrés par Dali concernent les faits historiques majeurs de notre époque, d’ores et déjà marquée par de graves bouleversements géopolitiques.

L’Europe représente un des thèmes récurrents de la vaticination dalinienne. A l’occasion de la signature du traité d’adhésion de l’Espagne à la C.E.E., le 12 juin 1985, Madrid avait réuni les représentants des douze Etats membres de la Communauté européenne. Pour impressionner ses invités de marque venus de toute l’Europe, le gouvernement espagnol avait demandé à Salvador Dali, plus grand peintre vivant, de créer une œuvre représentative. Le peintre de Figueres, âgé de 81 ans, avait fait un effort pour créer une série de gravures désastreuses jaillies du fond de son subconscient. Intitulé «série Torero», le portfolio artistique offert en 1985 aux délégations européennes illustrait des combats de coqs et des affrontements sanglants !


Les gravures prémonitoires de Dali dédiées à l'Europe (1985)

Dali a annoncé dans les années 1980 un autre concept divinatoire appelé «L’enlèvement d’Europe». Un détournement allégorique du récit mythologique du «rapt d’Europa» a incité le peintre catalan à énoncer une vision de rupture, qui s’inscrit dans la «Série des Catastrophes» réalisée en 1983 à Púbol. Deux fois de suite, les pressentiments de Salvador Dali ont reçu des réponses historiques. Le rejet de la Constitution Européenne par les Français et les Hollandais avait paralysé l’Union Européenne au printemps 2005. Le 12 juin 2008, le nouveau «Traité de Lisbonne» a été refusé par les Irlandais, consultés démocratiquement par référendum. L’Union des 27 est de nouveau bloquée. «L’enlèvement d’Europe» est promis à d’autres ruptures.

L’Apothéose du Dollar : scénario du futur

Depuis le 11 septembre 2001, les redoutables prémonitions de Salvador Dali ont pris une tournure apocalyptique. Le XXIe siècle démarrait bruta-lement sous l’effet d’une soudaine accélération de l’Histoire. L’attentat terroriste contre le World Trade Center de New York allait déclencher au Moyen Orient un enchaînement d’événements géopolitiques dont on con-naît les conséquences funestes. Depuis 5 ans, la superpuissance améri-caine est embourbée dans le piège musulman. Dali avait pressenti le désastre. Le fameux tableau «L’Apothéose du Dollar» de 1965, oeuvre emblématique du Teatre-Museu de Figueres, constitue une illustration flagrante des deux guerres menées successivement en 1991 et en 2003 contre Saddam Hussein par les présidents américains Bush père et fils.


Antoni Pitxot avec Roger Erasmy devant «L’Apothéose du Dollar»

La date du 11 septembre – fête nationale des Catalans - apporte à la vocation prophétique du peintre catalan une caution universelle. A noter que le 11
septembre est marqué par une autre date historique : la mort violente du président chilien Salvador Allende († 11-09-1973). Le 11 septembre constitue une date particulière, chargée de symboles. Le numéro d’appel téléphonique des secours d’urgence aux USA – le 911 - correspond à la formulation américaine de la date du 11.9). La catastrophe du 11 septembre 2001 portait l’emprunte de la fatalité.

Des faits historiques majeurs apportent aujourd’hui la démonstration flagrante du stupéfiant génie prophétique de Salvador Dali. Le décryptage patient et méthodique de son mystérieux œuvre surréaliste m’a permis de prouver que le visionnaire de Figueres a peint le scénario du futur. L’actualité internationale confirme ses pressentiments «catastrophéiformes». L’apothéose du dollar n’arrête pas de tourmenter la planète. La dérive boursière déclenchée en 2007 aux Etats-Unis par les «subprimes» s’est transformée en crise financière mondiale. Les principales bourses ont chuté et la machine néo-libérale est tombée en panne. Les craintes de récession internatio-nale se sont aggravées du fait de l’irrémédiable chute du dollar et par l’irrésistible montée du prix du pétrole. La dégradation économique et financière va durer. Nous allons en subir les consé-quences sous forme de pertes de croissance et de pouvoir d’achat.

La génération angélique de type narcissique

Après la chute du Mur de Berlin en 1989, les dangereuses dérives du capitalisme annoncent maintenant des années difficiles. Le scénario apocalyptique brossé par Salvador Dali se réalise sous nos yeux. La terre va mal. Les ressources énergétiques s’épuisent, l’environnement se dégrade et le réchauffement de la planète causera des problèmes inextricables pour l’humanité. L’administration Bush laissera une puissance américaine très affaiblie. Et l’émergence de gigan-tesques pays (Chine, Inde, Russie et Brésil) va bouleverser de fond en comble l’ordre mondial

Les nouvelles réalités de la planète vont faire exploser le système, qui fonctionne depuis trop longtemps sous la seule dictature du libéralisme et des marchés financiers. La conjoncture éco-nomique actuelle risque d’engendrer une succession de pénuries, de frustrations et de conflits sociaux, si ce n’est des guerres. En ce XXIe siècle, un nouveau monde va naître, conformément aux visions illustrées par Salvador Dali dans les années 1940. La globalisation / mondialisation imaginée par les nations riches du G8 va rapidement découvrir ses limites. Après l’effondrement des utopies capitalistes, l’Europe sera marquée par le retour au bon sens des Régions.

La femme angélomythique de Millet, "mante religieuse"

Dans les tableaux révélateurs de son oeuvre prophétique, Salvador Dali a reproduit 64 fois le symbole rural de l’«Angélus» de Millet. Il s’agit d’un repère identificatoire, qui annonce le retour aux valeurs saines de la terre-mère. Suite à une analyse scientifique effectuée à la demande de l’artiste au Musée parisien du Louvre, Dali a écrit un livre singulier intitulé «Le mythe tragique de l’Angélus de Millet». Cet ouvrage présente la femme du couple paysan comme une «mante religieuse», qui attend son heure pour écraser l’homme et imposer son pouvoir. Cette étonnante conclusion rejoint les lignes de force de la «Religion des Anges» empruntée par le peintre au philosophe catalan Francesc Pujols. La philosophie de l’ascension renforce la prometteuse idée d’une mutation historique, qui fera émerger, selon Dali, une «nouvelle génération angélique de type narcissique». Des Femmes nouvelles, émancipées, épanouies et médiatisées, vont changer la vie et réaliser le nouvel Age d’Or d’une flamboyante civilisation créative, bâtie sur l’amour et la renaissance des valeurs fondamentales. Le divin Dali sera reconnu dans quelques années comme le plus grand peintre-visionnaire de l’histoire de l’Art.

Roger Michel Erasmy
auteur du «Codex Dalianus»
www.erasmy-dali.com

samedi 23 janvier 2010

2010 : les repères de la République

MARIANNE, la BURQA et les 55 ans de Nicolas SARKOZY

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jeudi 3 décembre 2009

COP15 : LE SOMMET DE COPENHAGUE

Vers un désastre climatique

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lundi 9 novembre 2009

BERLIN-NEW YORK

LE 2 MURS DE SALVADOR DALI

La chute du Mur de Berlin a causé la fin du communisme en Europe. Good bye Lénine ! Dès 1933, Salvador Dali a illustré la 2e mort du chef de la révolution bolchevique en présentant Lénine déculotté, pourvu d'une énorme "fesse lyrique" et agenouillé devant un tombeau marqué d'une montre molle (L'Enigme de Guillaume Tell).

"L'Enigme de Guillume Tell" (Dali, 1933)

Le jumelage de Figueras, ville natale du génial surréaliste catalan, avec Berlin-Neukölln constitue un repère révélateur du destin prophétique de Dali. (Voir le billet N° 36 du 17 octobre). Ses toiles prémonitoires concernent aussi l'autre mur, à savoir Wall Street, gravement ébranlé par la crise financière de 2008. La chute du Mur de Berlin avait changé le monde et corrigé le cours de l'Histoire. Depuis 1989, l'ultra-libéralisme et la mondialisation ont montré leurs effets pervers, à l'Est comme à l'Ouest. L'effondrement du communisme sera suivi de l'écroulement du capitalisme et du mur de l'argent.

Et après ?
(Nota bene : Les délirantes prophéties du peintre-visionnaire Dali, messager de la divine Providence, annoncent une fabuleuse Renaissance orchestrée par les Femmes). A suivre .....

Lire aussi sous Communiqués le billet N° 37 du 8 novembre 2009 : "Dali : de Berlin à New York"

dimanche 18 octobre 2009

BERLIN - DALI : J-22

NOUVEAUX REPERES DU GENIE PROPHETIQUE


Le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin permet d'apporter un nouvel éclairage sur les étranges corrélations du génial peintre-visionnaire avec l'Histoire contemporaine. Le jumelaga de Figueras avec Berlin et le rôle symbolique du vionloncelliste Mstislav Rostropovitch donnent à la vocation divinatoire de Salvador Dali une formidable crédibilité.

Lire sous COMMUNIQUES le billet N° 36 :

DALI-BERLIN (1): les repères du Destin

jeudi 8 octobre 2009

LE LIVRE DE L'APOCALYPSE

Exposition IPax2009 pour la Paix à Barcelone

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lundi 28 septembre 2009

Après le G20, la crise continue ...


"Réminiscences archéologiques de l'Angélus de Millet" (Dali, 1935)

"L"Apothéose du Dollar", créée par Salvador Dali en 1965, se réalise sous nos yeux. Au-delà des annonces du G20 de Pittsburgh et du mirage de la "nouvelle croissance" (?), voici des précisions concernant les redoutables prémonitions de l'incontournable peintre-visionnaire Salvador Dali.

Lire l'information N° 35 - "Après le G20 : la chute des Murs" sous "Communiqués

lundi 3 août 2009

Exposition pour la Paix à Barcelone

IPAX 2009 (International Peace Art eXhibition)

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dimanche 19 juillet 2009

DALI : RENDEZ- VOUS AVEC LE COSMOS

20 Juillet 1969 : On a marché sur la lune

Voici un nouvel exemple concret de l'influence surnaturelle de l'activité cosmique sur l'oeuvre révélateur de Salvador Dali. Il s'agit en la circonstance de la toile originale "L'heure de la monarchie", créée en 1969 pour décorer le plafond du palais Albéniz. 40 ans après, on mesure les troublantes circonstances des concomitances historiques.

Le Ville de Barcelone avait construit en 1929 à Montjuïc un petit palais pour rendre homage au grand compositeur catalan Isaac Albéniz (*). La vaste colline de Montjuïc est devenue célèbre en 1992 à l'occasion ees Jeux Olympiques de Barcelone. Les organisateurs avaient construit ici, à proximité du "Palacete Albéniz", l'ensemble des infrastructures sportives. Fermé au grand public, l'élégant édifice de style néoclassique est utilisé essentiellement pour des réceptions officielles. Le palais Albéniz a servi en octobre 1997 à l'occasion du mariage royal de l'infante Cristina de Bourbon avec le handballeur basque Inaki Urdangarin, qui y passèrent leur nuit de noces.


"L'heure de la Monarchie" (Dali, 1969)

Le palais Albéniz de Barcelone constitue un authentique pivot cosmique des visions daliniennes. Les particularités de ce phénomène étrange méritent d'être expliquées. En 1969 , le Maire de Barcelone avait demandé à Salvador Dali de peindre une oeuvre significative destinée à orner le plafond du vestibule du palais. L'affaire fut conclue pour le montant symbolique de 3 millions de pesetas. C'était une paille, mais Dali considérait ce travail comme un cadeau personnel à la belle métropole de sa Catalogne natale. Il commençait à peindre à Cadaqués une toile ronde de 300 centimètres de diamètre dans le but de terminer ce décor particulier avant la fin de l'été 1969. Imaginez Salvador Dali dans sa villa-atelier, assis devant son immense chevalet à poulies, brossant son tableau circulaire par 40 degrés à l'ombre. Il écoutait la radio - notamment les reportages en direct du Tour de France cycliste - tout en jetant de temps en temps un regard concupiscent vers la plage ensoleillée de la crique méditerranéenne de Port-Lligat envahie d'estivantes, venues pour bronzer. Alors que le peintre tentait de se concentrer sur la conception de sa commande artistique insolite, deux nouvelles sensationnelles tombèrent coup sur coup ...

Le 21 julllet 1969, on apprenait que l'astronaute américain Neil Armstrong, commandant de la mission Apollo 11, avait fait le premier pas sur la lune. Le lendemain, 22 juillet 1969, la radio nationale espagnole diffusait une nouvelle surprenante, selon laquelle le général Franco venait de désigner Juan Carlos de Bourbon comm son successeur. Troublé par ces annonces insolites, Dali décida de modifier son oeuvre. Il ouvrait dans le ciel lumineux du plafond une fenêtre en trompe-l'oeil, à travers laquelle on peut découvrir un croissant de la lune (voir la reproduction ci-dessus).

L"artiste ajouta également une couronne royale, placée entre les mains des danseurs de sardane illustrant le plafond. Quand le tableau mystique fut mis en place dans le vestibule du palais Albéniz le 26 août 1969, Dali choisit de le baptiser : "L'heure de la Monarchie". L'intronisation de Juan Carlos I eut lieu six ans plus tard, lorsque Franco avait disparu. Notez que le nouveau Roi d'Espagne prêta serment à la date significative du 22 novembre 1975. La mise sur orbite du jeune souverain fut conforme à une fabuleuse prédestination.

(*) A noter que Isaac Albéniz fut l'arrière-grand-père de Cécilia ex-Sarkozy, née Ciganer-Albéniz le 22 novembre 1957, jour de fête de Sainte Cécile. La famille Albéniz est d'origine catalane. Le célèbre compositeur Isaac Albéniz est né en 1860 à Camprodon dans la province de Gérone (qui est galement la province qui a vu naître le génial peintre-visionnaire Salvador Dali). A l'issue d'une brillante carrière de pianiste-virtuose itinérant, ce musicien fantasque et surdoué est mort en 1909 à Cambo-les-Bains (Pyrénées Atlantiques). J'ajouterai à titre de références chronologiques que la date du 22 novembre est chargée de faits historiques marquants : naiisances de Charles de Gaulle (22-11-1890) et du maréchal Leclerc (22-11-1902). Disparition du président René Coty (22-11-1962) et de John F. Kennedy, assassiné le 11 novembre 1963 à Dallas. La désignation d'Angela Merkel comme première femme chancelière d'Allemagne - le 22.11.2005 - s'inscrit dans cette projection chronologique comme une autre preuve de la planification divine. Le prétendu "hasard" n'est que l'effet de la Providence. Salvador Dali a réalisé en 1955 une superbe toile mystique intitulée "Sainte Cécile ascensionniste". On y voit la sainte patronne des musiciens s'élever au milieu d'un essaim de cornes de rhinocéros. Il s'agit là d'une image de la "série rhinocérontique" imaginée par Dali pour illustrer sa vision de la future mutation de la Femme émancipée, entourée de mâles surexités. Dans l'oeuvre prémonitoire du surréaliste extralucide, la corne du rhino-c'est-Eros devient un redoutable aphrodisiaque paranoïaque-critique.

Roger Michel Erasmy / 19 juillet 2009