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samedi 23 janvier 2010

DALI 2010 : MARIANNE, LA BURQA et NICOLAS SARKOZY

Les repères de la République / Billet N° 39

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mercredi 23 décembre 2009

SAUVER LA PLANETE !

Malgré le fiasco de Copenhague

Le sommet de Copenhague sur les changements climatiques s’est soldé par un bilan désastreux. On s’y attendait. Après deux semaines de discours et de marchandages, cette «conférence internationale de la dernière chance» n’a pas atteint les objectifs fixés par les scientifiques. Il s’agissait en fait de conclure un accord ferme pour réduire les émissions de dioxyde de carbone et limiter le réchauffement à 2 degrés. En plus d’un petit accord politique non contraignant, aucune décision n’a été retenue relative à la diminution de 50 % des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, ni d’ailleurs par rapport à la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

Le COP15 fut le triomphe de l’égoïsme à courte vue. Liés par des intérêts économiques communs, les deux plus grands pollueurs de la planète, à savoir les Etats-Unis d’Amérique et la Chine, ont réussi à imposer leur manière d’approcher le problème. Obama a invoqué ses contraintes de politique intérieure et la Chine – gigantesque usine du monde émergeant - compte poursuivre son prodigieux développement industriel. A Copenhague, les deux superpuissances du XXIe siècle ont dicté l’accord final sans se préoccuper des exigences formulées par l’Europe.

La vertueuse Union Européenne des 27, qui s’était présenté en «leader»; n’a pas pesé bien lourd dans les négociations. En fait, l’Europe a perdu la bataille de Copenhague en se distinguant par un traditionnel jeu des ego, affichés successivement par Nicolas Sarkozy, Gordon Brown et Angela Merkel. Au milieu de cette cacophonie oratoire, on se demande où est passé Herman Van Rompuy, «l’horloger des compromis impossibles» ? Elu premier président per-manent du Conseil européen, Van Rompuy a pris ses fonctions le 1er décem-bre 2009, date d’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Ceux qui voulaient entendre parler l’Europe d’une seule voix risquent d’attendre longtemps….


"Embryon de lune" (Dali, 1969)

Un nouveau monde va se créer

Face au bilan médiocre de ce sommet climatique, il convient de tirer des leçons réalistes pour éviter le chaos global que risque d’engendrer le manque de courage des nations unies réunies à Copen-ague. L’échec du COP15 place maintenant la communauté internationale devant ses responsabilités. Sauver la planète, cela nous obligera à nous confronter à nous-même et à nous poser la question fondamentale du devenir de l’humanité. Ceci nous concerne tous ! Au-delà du changement climatique et de la crise économique et bancaire du système occidental, il s’agit de savoir si nous allons continuer à vivre comme avant, en consommateurs immodérés, refusant les contraintes que la préservation de l’environnement naturel nous impose. Arrêtons de croire dans le mirage d’une nouvelle croissance économique et apprenons à nous imposer des limites. Il faudra enfin apprendre à changer nos mauvaises habitudes de pollueurs individuels et nous adapter aux conditions rigoureuses et néanmoins ambitieuses d’un nouvel art de vivre mieux, avec les autres.

Dans ce contexte tragique, je tiens à mettre en exergue deux œuvres significatives que Salvador Dali a créées en 1942 et en 1969 à l’occasion des fêtes de Noël. «Embryon de lune» illustre la planète prise dans un tourbillon. Au sommet du globe apparaît un sapin de Noël délesté, dont les racines sont ancrées au centre de la terre. Bref, tout n’est pas perdu. Après le chaos, la nature reverdira.

"Naissance du nouveau Monde" (Dali, 1942)

L’autre tableau s’appelle «Naissance du nouveau Monde». L’œuvre montre une Nativité peinte dans la tradition de l’iconographie chrétienne avec la Vierge Marie et Joseph réunis dans un étable autour d’une bulle visqueuse d’où sortent un bébé et deux figures humaines dépouillées. Sur les marches de l’étable, le peintre-visionnaire a placé une montre molle ! Dehors, au-dessus d’un paysage verdoyant, on découvre un ciel chargé de nuages menaçants, alimentés par des émanations de fumée qui montent.. Au premier plan, un humble berger porte un mouton. Il est accompagné de misérables, dont un africain, qui implorent le Ciel. Après la catastrophe écologique engendrée par le manque de courage des grands de ce monde, la divine Providence trouvera des solutions inespérées pour assurer le salut des hommes à travers une civilisation du Renouveau ● .

Joyeux Noël !

Roger Michel Erasmy / 23 décembre 2009

dimanche 29 novembre 2009

COPENHAGUE 2009 : LES PREMONITIONS DE DALI N° 38

COP 15 : le sommet climatique de la dernière chance

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mardi 17 novembre 2009

LE RETOUR A LA TERRE ?

FAO et COP15 : Du sommet de la faim à la Conférence sur le climat

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dimanche 8 novembre 2009

D'UN MUR A L'AUTRE

Info N° 37

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samedi 17 octobre 2009

DALI et le MUR DE BERLIN

communiqué N° 36

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dimanche 27 septembre 2009

Après le G20 de Pittsburgh

LA CHUTE DES MURS

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jeudi 25 juin 2009

LA CRISE DE L'AUTOMOBILE vue par DALI - Vision N° 33

Si, Dali avait raison !

La preuve par l’automobile (en crise aiguë)


L’automobile a été pour Salvador Dali un sujet récurrent de fascination et d’inquiétude. Lui-même ne savait pas conduire. Il avait également peur de l’avion. Dès son exil aux USA dans les années 1940, le peintre confiait à son épouse Gala le volant de sa rutilante Cadillac pour effectuer le trajet New York – Los Angeles par la Route 66, quand il négociait avec les studios de Hollywood.

1° Visions de l’automobile fossilisé. Avant la Renaissance.

"Apparition de la Ville de Delft" (Dali, 1936)

Pendant la grande époque du Surréalisme historique, l’intuition irrationnelle du génial peintre catalan avait produit plusieurs toiles révélatrices, dont on comprend aujourd’hui le caractère prémonitoire. «L’automobile fossile du Cap de Creus» de 1936 comme la «Solitude paranoïaque-critique» et surtout l’«Apparition de la ville de Delft» illustrent des visions éloquentes mettant en scène la ruine de la voiture automobile, source de pollutions majeures de l’environnement. L’œuvre montre une voiture dégradée, plantée derrière les gardiens de l’ordre abattus. Au fond apparaît la ville de Delft, qui a vu naître en 1632 Vermeer, subtil peintre d’un art de vivre disparu. Le message prophétique est clair. Dali annonce un nouvel Age d’Or, bâti sur la Renaissance des valeurs fondamentales. L’effondrement de la société de consommation est une chance inespérée pour mieux vivre autrement..

2° L’automobile, principale victime de la crise économique

Aux Etats-Unis, on a compris dès l’automne 2008 que le sauvetage de l’industrie automobile était prioritaire. Le Président Obama a hérité le 20 janvier 2009 du chaos économique laissé par l’Administration Bush. Les scénarios-catastrophes relatifs au secteur automobile annonçaient une perte de 2,5 millions d’emplois. Industriellement déphasés, laminés par la concurrence japonaise, les géants de l’automobile se trouvaient au bord de la faillite. Le rêve américain s’effondrait. Le premier plan de relance américain exigeait des restructurations draconiennes, mais vaines. Chrysler a trouvé dans un mariage de raison avec Fiat une alliance providentielle. Le 1er juin 2009, la GM (General Motors) – numéro 1 mondial depuis 77 ans – a fini par déposer le bilan en annonçant un changement de stratégie radical sous le contrôle de l’Etat, qui détiendra 60 % du capital en échange d’une aide de 50 milliards de dollars. La GM a commencé par se débarrasser de ses marques ruineuses. Les énormes 4x4 Hummer, si gourmands en carburant (30 L aux 100 Km) et devenus invendables aux USA, ont été cédés le 2 juin au groupe chinois Sichuan. Opel a été racheté par l'équipementier canadien Magna, associé à un groupe russe. Le 6 juin, le Président Obama s'est promené dans les rues de Paris et sur les plages de Normandie dans sa nouvelle limousine blndée baptisée "Cadillac One". Le secteur automobile est devenu fou.

Où allons-nous ? La France est gravement touchée. Face au tremblement de terre, Nicolas Sarkozy a annoncé en décembre 2008 un premier plan de soutien de la filière automobile en échange du maintien des emplois en France. La prime à la casse a permis de solder au rabais le stock des voitures polluantes. Tant pis pour le Grenelle de l’environnement.. Fin mars, la famille Peugeot a débarqué sans ménagement Christian Streiff, patron de PSA. Chez Renault, Carlos Ghosn a reconnu ses inquiétudes à propos du bouleversement fondamental du paysage automobile. Les fabricants de pneumatiques réduisent la voilure. Continental fermera son site de Clairoix dans l’Oise. Après le plan social de Good Year à Amiens (820 licenciements), Michelin vient d’annoncer la suppression de 1.093 postes pour 2010. La nouvelle hausse du prix du pétrole (+ 30 % depuis le début de 2009) promet des lendemains difficiles. Il faudra ré-apprendre à vivre avec la récession.

3° l’automobile : objet d’Art décoratif


La première Cadillac de Dali, devenue objet décoratif de son Teatro Museo de Figueras (1974)

En 1941, Salvador Dali avait proposé aux Américains d’habiller leurs limousines pour en faire des objets décoratifs. Le peintre a lui-même donné l’exemple en installant dans le patio de son délirant Teatro-Museo de Figueras sa première Cadillac (groupe GM) transformée en «taxi pluvieux». Sa toute dernière Cadillac, immatriculée à Monaco, se trouve depuis les années 1990 au château-mausolée de Pubol, placée sur un support artificiel fixe, telle un monument surréaliste. L’Art ne pollue pas. Sa vocation est de nourrir l’imaginaire. Une délirante révolution socio-culturelle à suivre…




"Deux Cadillac" ou "Automobiles habillées" (Dali, 1941)

24 juin 2009 ● Roger Michel Erasmy, auteur du «Codex Dalianus» ● www.dali-visions.dali-code.com

mardi 2 juin 2009

DALI : PREMONITIONS EUROPEENNES

Communiqué N° 32

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dimanche 10 mai 2009

11 MAI 1904 : a Star is born

LIGNES DE FORCE DE LA PREDESTINATION DE SALVADOR DALI

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mercredi 6 mai 2009

Il y a 30 ans : SALVADOR DALI "Immortel"

ORACLES ACADEMIQUES

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jeudi 9 avril 2009

DALI : VISIONS DE LA LIBERATION SEXUELLE

Billet N° 29

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dimanche 29 mars 2009

Le G20 de Londres: Visions inédites

DALI: VISIONS INEDITES: Communiqué N° 28

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dimanche 8 mars 2009

OBAMA : LA PART DE L'ANGE

Communiqué N° 27

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vendredi 16 janvier 2009

Barack OBAMA arrive

Communiqué N° 25


Barack Obama face à la crise planétaire

L’année 2008 a renforcé la dimension prophétique de Salvador Dali. L’énigmatique surréaliste catalan avait annoncé dans les années 1960 que ses visions se réaliseraient quarante ans plus tard. Depuis le 11 septembre 2001, les événements désastreux se bousculent, notamment au proche Orient. La crise financière de 2008 a fait basculer la planète dans un gouffre d’angoisses. Il faudra réapprendre à vivre sans croissance.

1° Le signal africain d’Atlanta.


"Poésie d'Amérique" (Dali, 1943)

Les signes sont troublants. La guerre meurtrière menée depuis le 27 décembre 2008 par Israël contre le Hamas à Gaza a mis sur le devant de la scène internationale Ehoud Barak, ministre de la Défense de l’Etat hébreu. Nicolas Sarkozy était au proche Orient le 6 janvier – jour des Rois Mages ! – pour proposer une «initiative commune» au président égyptien Hosni Moubarak. Ils n’ont pas réussi à empêcher le massacre de 1.300 civils. Un cessez-le-feu fragile semble s'esquisser. En attendant le 20 janvier 2009 l’intronisation de Barack Obama, dans lequel le monde voit une «chance» pour donner une nouvelle orientation globale à la géopolitique planétaire. Aux USA, l’espoir né de l’élection du 1er président noir est immense. Le terme arabe «baraka» est synonyme de «bénédiction». Au demeurant, les signaux inscrits par Dali dans la toile «Poésie d’Amérique» sont contradictoires. Sur la tour d’Atlanta – ville symbolique de Martin Luther King – le peintre extralucide a placé une carte d’Afrique froissée qui verse une larme. Alors que l’horloge continue à tourner. Quelle est la signification de cet étrange présage ?
(Voir également le communiqué N° 22 du 11 novembre 2008).

2° Topolanek : l’Enlèvement Topologique d’Europe

On connaît «L’Enlèvement topologique d’Europe», qui constitue une œuvre représentative de la «Série des Catastrophes», créée par Dali en 1983. L’énigmatique tableau présente une fracture, qui coupe la toile en deux. L’arrivée du tchèque Mirek Topolanek à la présidence de l’Union Européenne donne à cette vision dalinienne une signification aussi inquiétante qu’ inattendue. Topolanek n’a pas résolu la , qui oppose la Russie à l’Ukraine et à l’Union Européenne. Bref, de Gazprom à Gaza, l’avenir géopolitique du monde s’obscurcit. La Russie n’a pas renoncé à ses rêves de grandeur. En septembre, Nicolas Sarkozy était inter-venu énergiquement dans le conflit entre la Russie et la Géorgie. Mais le contrôle des gazo-ducs de transit donne à la Russie un prétexte permanent aux affrontements, en Ukraine comme en Géorgie. Le tableau «Hallucination partielle. Six images de Lénine sur un piano» de Salvador Dali illustre la persistance des mauvaises habitudes héritées du défunt communisme. Voir le communiqué N° 24 du 4 décembre 2008 sur le Blog www.dali-visions.dali-code.com .
Topolanek n’a toujours pas signé le Traité de Lisbonne ! Il a rencontré Vladimir Poutine le 11 janvier et parlé avec le président Medvedev le 14. Sans trouver d’accord. Après le gaz russe, l’Europe sera-t-elle bloquée jusqu’au printemps ? Les élections européennes du mois de juin 2009 exigent des décisions courageuses. »

3° Les dadas de Dali.

La crise financière a aggravé le pessimisme global, en France comme ailleurs. Le chômage et le pouvoir d’achat sont devenus des sujets d’inquiétude prioritaires. Une question essentielle obsède les observateurs : Que valent les plans de relance faramineux ? Lors du colloque «Nouveau monde, nouveau capitalisme», organisé le 8 janvier 2009 à Paris, Nicolas Sarkozy a replacé l’Europe au centre de son idée de refondation du capitalisme destinée à changer le monde. En fait, tout incite à croire que les puissants de la mondialisation sont tentés de poursuivre les pratiques lucratives, qui ont causé l’échec du système. L’ avènement de Barack Obama va propulser sur la scène mondiale un phénomène inattendu. Mais, compte tenu des désastreuses réalités planétaires, il paraît difficile d’arrêter le déclin de l’empire américain.


La réponse du visionnaire Dali est inscrite dans la «Divine Comédie». On connaît les figures majeures du scénario divinatoire laissé par le génial peintre-visionnaire : Lénine, Guillaume Tell, Louis XIV, Napoléon (repères de Nicolas Sarkozy). Dans «L’Apothéose du Dollar» de 1965, le récit de Dante devient le dada de Dali. Après la catastrophe économique, les femmes émancipées (incarnées par Béatrice et Gala Dali) deviendront les locomotives d’une nouvelle civilisation dynamique et créative. L’«Enfant géopolitique observant la naissance de l’Homme nouveau» illustre cette prometteuse perspective ■
Voir aussi communiqué N° 22 du 11 novembre2008.

17 janvier 2009 ● Roger Michel Erasmy, auteur du «Codex Dalianus