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lundi 28 juillet 2008

L'Appel de Lyon

APPEL DE LYON
Manifeste fantastique du 18 juin 2004




A l’occasion du Centenaire Salvador Dali 2004, les soussignés Jean-Pierre ALAUX (Paris), ANGERER-DER-AELTERE (Biburg, Allemagne), Jean BAILLY (Loiret, France), Yo COQUELIN (Paris), Roger Michel ERASMY (Luxembourg), Miguel GARCIA (Espagne), Lukás KÁNDL (Armes, Bourgogne), Michael MASCHKA (Nördlingen, Allemagne), Jean REUS (Perpignan, France) et Eli TIUNINE (Reims, France), artistes peintres et auteurs littéraires d’inspiration fantastique,

Fidèles à l’héritage de Salvador Dali, génial peintre surréaliste, maître de l’imaginaire et de l’art fantastique, qui s’est opposé avec virulence aux «cocus du vieil art moderne» en s’affirmant comme le sauveur de la grande peinture universelle,
constatant la confusion générale qui règne sur le marché de l’Art international, conscients des dérives du soi-disant «art contemporain», structuré autour d’installations, de montages virtuels et d’autres bricolages conceptuels sans véritable contenu culturel,
nous tenons à affirmer notre détermination à mettre sur les rails des campagnes offensives dans le but de revaloriser l’Art fantastique et de renforcer la notoriété des créateurs vivants de la mouvance fantastique,
Dans le souci de concrétiser nos intentions novatrices, nous avons décidé d’appliquer à notre action des initiatives collectives marquées par les principes suivants :
a) réhabiliter la magie artistique à travers la sublimation de l’imaginaire et du merveilleux inscrits dans la mythologie antique et les cultures originelles ;
b) réveiller la sensibilité du grand public en cultivant l’accès pictural à des univers cachés à travers la mise en image du rêve, du mystère et des projections du désir ;
c) organiser nous-mêmes dans un élan de solidarité collective des événements culturels inédits et des expositions originales susceptibles de ramener l’attention du grand public vers les valeurs transcendantes de l’Art fantastique.
En mémoire du fabuleux héritage créatif transmis par Salvador Dali et dans une respectueuse considération des maîtres anciens, qui au cours des siècles ont privilégié le fantastique (Bosch, Breughel, Grünewald, etc.), nous nous engageons à résister à la facilité et à lutter contre la mode des tendances contemporaines en poursuivant notre ambitieuse quête créatrice à la recherche du profond, de l’universel, du sublime et du beau métier en vue de mettre l’Art au service d’un humanisme nouveau..

LYON, le 18 juin 2004, à l’occasion de l’exposition commémorative
«Les Héritiers de Dali».
au Musée de la Résistance
Centre Berthelot
69007 LYON

LE WAGON DE DALI

Prochaine présentation : 24 octobre 2008 à janvier 2009
à Eggenfelden (Bavière), ville jumelée de Carcassonne

LE WAGON DE DALI, vedette européenne du Surréalisme

On connaît l’histoire du «Wagon de Dali». A l’origine, il y eut le flair paranoïaque-critique de Salvador Dali, qui avait découvert en 1963 à la principale station ferroviaire du Roussillon le «Centre de l’Univers» de sa délirante cosmogonie personnelle. Pendant des décennies, les services de la SNCF ont fait partir pour les USA ses toiles du génie, créées au sud des Pyrénées dans l’atelier de Cadaqués. Il fallait rendre un hommage pictural grandiose à l’aide logistique fournie par cette gare providentielle, devenue à la fois porte du nouveau monde, clef de l’argent et temple d’inspiration. En 1965, Dali créa un tableau emblématique intitulé «Le Mystique de la Gare de Perpignan».

Dali devant le tableau de la Gare (1965)

L’œuvre fut présentée le 18 décembre 1965 à New York. Elle a transité par Paris et constitue depuis 1978 la pièce maîtresse du Musée Ludwig de Cologne. Structurée en forme de Croix de Malte, la toile monumentale (406 x 295 cm) montre une projection érotique du couple légendaire de l’Angelus de Millet, disposé autour de la tête du Christ crucifié. Au-dessus de cette explosion mystique, l’artiste a reproduit un curieux fourgon ferroviaire. Il s’agit du «Wagon de Dali».


Le Wagon de Dali (1995)

Depuis dix ans, le «Wagon de Dali» fonctionne dans le midi pyrénéen comme espace culturel vivant, mis au service de la promotion de l’Art fantastique. En décembre 2004, il fut la vedette médiatique du «Telethon» devant l‘établissement thermal de Luchon. En mai 2005, le fourgon dalinien devait animer les festivités de clôture du Centenaire Dali à Paris au pied du Panthéon. La Préfecture de Police avait donné son accord. Mais la consécration nationale du wagon a été annulée in extremis sous le prétexte d’un veto politico-culturel bizarre.

L’apothéose du «Wagon de Dali» s’est déroulée finalement en 2005 en Bavière au musée national du Houblon de Wolnzach, avantageusement situé entre Munich, Nuremberg et Ratisbonne. Sous la houlette de Roger Erasmy, fondateur du mouvement, les «Héritiers de Dali» y ont réalisé une opération surréaliste originale autour du fourgon, qui s’est affirmé comme un incontournable tremplin de l’Art fantastique contemporain. Parti fin septembre 2005 de Perpignan-Rivesaltes comme convoi routier exceptionnel vers la lointaine Bavière, le «Wagon de Dali» a été réaménagé en salle de démonstration culturelle pour accueillir onze toiles inédites.

L’exposition bavaroise a été conçue autour du thème «Les Héritiers de Dali peignent l’Europe». Elle a fait l’objet d’un reportage de la chaîne TV «Deutsche Welle» de Berlin – la CNN allemande – qui a été diffusé le 6.11.2005 autour de la planète par le canal satellitaire Euromaxx. A noter que l’exposition a été présentée en juin 2007 au Parlement Européen de Bruxelles.

Le mouvement «Les Héritiers de Dali» a été fondé en juin 2004 à Lyon. En 3 années, le collectif créatif a multiplié les manifestations spectaculaires en Europe. L’opération bavaroise de 2005 a marqué l’ouverture culturelle vers les pays de l’Est. Elle connaîtra un prolongement constructif au cours de l’automne 2008. Le «Wagon de Dali» constitue aujourd’hui un incontournable support de la relance de l’art fantastique. Depuis 1963, on a pu vérifier l’authenticité des projec-tions alchimiques révélées par Dali à propos du «Centre de l’Univers». Antenne mobile de la Gare de Perpignan, le fourgon surréaliste porte la magie créative dalinienne au-delà des fron-tières de l’Hexagone. Le «Wagon de Dali» est désormais promis au vedettariat européen.

Perpignan, 15 janvier 2008

Contact «Wagon de Dali» : Roger Michel ERASMY ● Internet : erasmy@dali-code.com

Chronologie

LES HERITIERS DE DALI

Historique d’un mouvement créatif rénovateur

18 juin 2004. Centenaire Salvador Dali. Sur initiative de l’auteur dalinien Roger Michel Erasmy, dix peintres européens, représentatifs de l’Art fantastique et visionnaire contemporain, se sont réunis à Lyon pour présenter au Musée de la Résistance une exposition conçue en «Hommage à Dali». L’événement significatif de cette manifestation fut la signature de «L’Appel de Lyon». Ce manifeste éloquent définit les objectifs ambitieux d’un mouvement créatif novateur, destiné à s’opposer aux dérives du soi-disant «art-contemporain» des installations, des montages virtuels et autres bricolages conceptuels sans véritable contenu culturel. Le collectif a adopté le nom de guerre «Les Héritiers de Dali» et s’est fixé comme but de réhabiliter la magie artistique du rêve, du désir et de l’imaginaire. (Voir le texte de «l’Appel de Lyon» joint en annexe).

2005 – 2006 – 2007. Le salon de l’Art fantastique européen (SAFE) du Mont-Dore.

L'Ovocipède, châsse du Livre de l'Apocalypse


La découverte des éléments originaux du fac-similé du «Livre de l’Apocalypse» dans un espace désaffecté du Mont-Dore (Puy-de-Dôme) a incité Roger Erasmy d’imaginer une ambitieuse manifestation surréaliste, qui se déroule en hiver dans les Thermes historiques de la station auvergnate. Créé entre 1958 et 1961 par l’éditeur parisien Joseph Forêt avec le concours de Salvador Dali et de 6 autres peintres connus (Buffet, Leonor Fini, Foujita, Trémois, Mathieu et Zadkine), le «livre le plus cher du monde» est devenu le pivot central d’un salon artistique ambitieux, qui réunit 13 grosses pointures de la peinture fantastique originaires de Paris, Munich, Prague et Vienne, regroupées dans le cadre des «Héritiers de Dali». La remise du trophée «Apocalypse Dore» par des personnalités affirme le prestige de l’événement

Le Ministre Brice Hortefeux inaugure le salon SAFE 2007 en compagnie de Roger Erasmy

Le «WAGON DE DALI», support mobile des activités européennes du mouvement.

Le dynamisme déployé depuis 2004 par le mouvement a suscité une série d’opportunités cul-turelles incitant les «Héritiers de Dali» à présenter une suite d’expositions spectaculaires en Allemagne. Le fameux «Wagon de Dali», modèle du tableau monumental «Le Mystique de la Gare de Perpignan» (Dali, 1965), est devenu une attraction emblématique des opérations grand public. Retrouvé en 1986 à Perpignan par l’écrivain dalinien Roger Erasmy, le fourgon iconographique a été transformé en «plus petit espace surréaliste du monde». L’opération «Les Héritiers de Dali peignent l’Europe» avait attiré en 2005 des milliers d’amateurs d’Art de Munich, Nuremberg et Ratisbonne. Le reportage réalisé par la chaîne «Deutsche Welle» de Berlin (CNN allemande) a été diffusé autour du monde par le réseau satellitaire Euromaxx.

Le Wagon de Dali

Apothéose au Parlement Européen de Bruxelles.

A l’occasion du 3e anniversaire de la fondation du mouvement, les «Héritiers de Dali» ont été invités en juin 2007 à exposer au Parlement Européen de Bruxelles les toiles de la campagne «Les Héritiers de Dali peignent l’Europe». Placé sous la prési-dence du Commissaire Européen de la Culture Mr Jan Figl‘, cet événement fut l’occasion d’une rencontre au sommet des grands peintres européens avec des parlementaires de l’Union Européenne et des collectionneurs d’Art internationaux. Le Musée d’Art fantastique (MAF) de Bruxelles a présenté en même temps des œuvres réalisées par les artistes du mouvement sur le thème de «L’Apocalypse». La réunion de Bruxelles a permis de resserrer les rangs et d’envisager d’autres campagnes con-quérantes destinées à promouvoir les valeurs transcendantes de la grande peinture.


Roger Erasmy avec le député Manfred Weber et le Commissaire européen Jan Figl'

Un programme culturel chargé pour 2008.

L’année 2008 réservera aux «Héritiers de Dali» une série d’actions significatives. Le salon SAFE 2008 du Mont-Dore s’élargira à 7 nouveaux peintres de talent, dont 4 femmes et 3 artistes américains résidant en France. Pour l’automne, deux expositions originales sont en préparation pour la Bavière. L’une réunira dix artistes autour du «Wagon de Dali», antenne mobile de la Gare de Perpignan. Elle aura comme thème «l’univers gothique». L’autre manifestation se tiendra au Musée national du Houblon de Wolnzach, proche de Munich. La célèbre série photographique «Dali dans l’Eau», réalisée en 1953 à Cadaqués par le photographe toulousain Jean Dieuzaide, sera placée au centre de cette opération culturelle consacrée à la Méditerranée. Les «Héritiers de Dali» sont déterminés à rendre ses lettres de noblesse à l’Art fantastique.

Info «Héritiers de Dali» : Roger Michel Erasmy, fondateur ● www.erasmy-dali.com janvier 2008

lundi 21 juillet 2008

NICOLAS SARKOZY communiqué N° 17

Prémonitions chaotiques :
LE DESTIN EUROPEEN DE NICOLAS SARKOZY


L’Europe fait partie des grands sujets géopolitiques de la divination dalinienne. A plusieurs reprises, le peintre-visionnaire extralucide a énoncé des prémonitions très concrètes concernant l’avenir de l’Union Européenne. La présidence française de Nicolas Sarkozy apporte maintenant aux visions de Dali des signes révélateurs d’une troublante réalité. Voici en 3 images éloquentes de nouvelles preuves de l’incroyable flair prophétique de Salvador Dali.

1° L’Enlèvement topologique d’Europe. Depuis les années 1980, Salvador Dali délirait autour d’une étrange vision qu’il dénommait «L’Enlèvement d’Europe». Cette perception divinatoire s’appuie sur le récit mythologique du «rapt d’Europe». Le concept imaginé par le peintre constitue en la circonstance un pur pro- duit de la fameuse méthode paranoïaque-critique dont j’ai pu établir le caractère prémonitoire.

En 1983, Dali a donné à son intuition une illustration graphique en créant une œuvre singulière, qui prolongeait sa redoutable «Série de Catastrophes». Cette œuvre tardive, d’une facture artis-tique assez médiocre, fut intitulée «Enlèvement topologique d’Europe, Hommage à René Thom». La toile montre une nette fracture, dont j’ai pu démontrer en 1985 dans le «Codex Dalianus» (Dali décodé) qu’elle correspond au tracé de l’autoroute A9 «la Catalane» entre Narbonne et Perpignan. Dali reliait le concept prémonitoire de «L’Enlèvement d’Europe» au rayonnement tellurique émanant de la Gare de Perpignan, «Centre de l’Univers» de sa cosmogonie personnelle.


«L’Enlèvement d’Europe» pressenti par Dali a reçu une première réponse lors du référendum du 29 mai 2005, quand les Français se sont exprimés majoritairement (54,87 %) contre la Constitution Européenne élaborée par la Convention Giscard d’Estaing. L’Union Européenne en fut paralysée. Il fallait rédiger un nouveau «mini-traité» pour sortir de l’impasse institutionnelle. Adopté en décembre 2007 sous la pression du président fran-çais Sarkozy, le processus de ratification du «Traité de Lisbonne» s’est heurté le 12 juin au «no» irlandais. Le vendredi 13 juin 2008, l’Europe apprenait avec stupéfaction que 53,4 % des Irlandais rejetaient le nouveau traité. Le 20 juin, lors du Conseil de l’Europe des 27 à Bruxelles, le 1er ministre tchèque évoquait de sérieuses réticences. L’Union va-t-elle connaître un autre blocage ? Le nom du 1er Ministre tchèque est symptomatique : Mirek Topolánek ! Décidément, «L’Enlèvement topologique» de Dali confirme sa crédibilité historique.

2° Le cadeau dalinien de l’élargissement. Le 1er juillet 2008, Nicolas Sarkozy a entamé sa présidence européenne sous de mauvais augures. Le même jour, le président polonais Lech Kaczynski annonçait son refus de signer le traité européen, pourtant ratifié par la Diète. Le président tchèque Vaclav Klaus, eurosceptique notoire, a fait savoir qu’il soutenait le «non» de son homologue polonais. Le «Traité de Lisbonne» est-il mort ? Le président Sarkozy aura beaucoup du mal à mettre ses 26 collègues sous un même chapeau.

Il convient de rappeler ici une péripétie significative. A l’occasion de la signature du traité d’adhésion de l’Espagne à la C.E.E., le 12 juin 1985, Madrid avait réuni les représentants des douze Etats membres de la Communauté. Pour impressionner ses invités de marque venus de toute l’Europe, le gouvernement espagnol avait demandé à Salvador Dali, plus grand peintre vivant, de créer une oeuvre représentative. Intitulées «série Torero», les gravures ◄ offertes aux délégations européennes illustraient des combats de coqs et des affrontements sanglants. L’Art divinatoire de Dali s’exprime en symboles.


3° La pêche au thon, massacre en Méditerranée. L’actualité européenne est marquée depuis quelques semaines par la question du thon rouge. Lorsque la Commission européenne décidait le vendredi 13 juin de fermer prématurément en Méditerranée la pêche de ce poisson emblématique, la France osa défier l’Europe en contestant les conclusions de Bruxelles.

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La toile «La pêche aux thons» (Dali, 1967) préfigure cette polémique communautaire, qui se déroule en pleine explosion de la crise pétrolière. La contestation citoyenne, façon irlandaise, et les inquiétan-tes réalités socio-économiques planétaires laissent présager une présidence française laborieuse. Au demeurant, les désillusions successives qui marquent depuis un an la carrière présidentielle de Nicolas Sarkozy (33 % de popularité) sont conformes à un irréversible destin ■ A suivre